A ce jour en Australie, nous avons une dette équivalente à 19% du PNB (GDP) … Ce qui est assez exemplaire quand on compare au taux d’endettement de la France (80%), du Royaume Uni (68%) ou des USA (91%).

Pourtant durant la campagne électorale australienne, le focus était très fort sur la dette du gouvernement, surtout pour le parti libéral (droite). On avait l’impression que c’était le problème majeur, et qu’il fallait absolument s’en débarrasser. Mais résorber la dette ne veut pas dire que cela va améliorer la vie des Australiens.
Par exemple, pour réduire la dette, le parti libéral propose que des projets tels que le réseau national à haut débit soit financé par des investisseurs privés et non pas par des fonds publics … Même si le projet a déjà commencé et qu’ensuite, cela pourrait revenir plus cher au consommateur final … L’autre argument que le parti libéral met en avant est aussi de dire qu’augmenter la dette pour alimenter ce type de projets possède aussi un coût direct pour le citoyen australien : les impôts et les taux d’intérêt. Ceux-ci pourraient potentiellement augmenter.
La question est de savoir si le nouveau gouvernement considérera qu’il est acceptable d’augmenter cette dette pour investir dans les structures publiques du pays ou pas. Compte tenu de la croissance australienne, on peut être optimiste sur la capacité de l’Australie à rembourser sa dette : L’économie a à peine connu la crise, la croissance a repris bon train, la population est jeune et l’immigration est qualifiée, ce qui permet de pallier aux soucis d’une population vieillissante qui pourraient ajouter un poids sur les dépenses publiques.
Pourtant, ils restent obsédés par cette dette et pointent du doigt les dépenses considérées comme inutiles du gouvernement précèdent (Labour) comme l’éducation et la formation. Ils répètent aux électeurs que cela ne fera qu’augmenter leurs impôts pour des résultats moindres.

Si on compare à des pays comme le Royaume Uni qui connait un taux d’endettement bien plus élevé et une croissance bien plus en berne que l’Australie, les économistes ne sont pas optimistes quant à la capacité de l’Angleterre à rembourser ses propres dettes : elle emprunte plus ce qu’elle peut collecter. De plus, la santé et les pensions sont les pôles de dépenses les plus élevés et ne sont pas considérés comme des sources de revenu futurs, donc le budget de l’Angleterre ne sera pas alimenté par des investissements tels que les infrastructures ou autres projets générateurs de recettes. Il reste au pays d’autres solutions comme retarder les départs à la retraite (plus d’impôt collectés), augmenter les taux d’imposition, réduire les dépenses publiques et/ou faire appel aux immigrés qualifiés (pallier à la population vieillissante et avoir plus d’impôts)

Or l’Australie est dans une situation bien meilleure car elle a les moyens de s’endetter : il existe encore des projets nationaux sur lesquels le gouvernement pourrait y trouver un intérêt lucratif, Internet notamment…

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Source : http://www.lepoint.fr/economie/le-paradoxe-de-la-dette-francaise-17-08-2010-1225924_28.php
Source : http://www.statistics.gov.uk/cci/nugget.asp?id=277
Source : http://www.economicshelp.org/blog/economics/list-of-national-debt-by-country/
Source : http://www.dbcde.gov.au/broadband/national_broadband_network
Source : http://www.treasury.gov.au/documents/1496/PDF/01_Debt.pdf
Source : http://www.oecd.org/dataoecd/17/57/45820698.pdf
Source : http://www.treasury.gov.au/documents/202/PDF/Article04.pdf
Source : http://econ.economicshelp.org/2008/11/demographic-time-bomb.html
Source : http://www.economicshelp.org/blog/uk-economy/uk-national-debt/
Source : http://www.debtbombshell.com